11-Septembre : Radio-Canada et « la théorie du complot la plus tenace de notre époque »

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Radio-Canada rejette la preuve scientifique démontrant la présence d’explosifs dans la tour 7 du WTC. Dans cette vidéo publiée le 9 septembre dernier, un survivant qui sortait d’une des tours effondrées répond à la question « que s’est-il passé? »

Voici venu le temps d’admirer dans toute leur splendeur le raisonnement fallacieux et l’ignorance crasse de ceux que nous payons grassement pour nous informer.

Une plainte au Conseil de presse du Québec, voilà où nous en sommes rendus. Il s’agit du test ultime qui déterminera la fin de cette aventure kafkaïenne dans le ventre de la bête médiatique québécoise que notre ami Falardeau surnommait affectueusement Radio-Cadenas.

Il est toujours aussi approprié, ce doux sobriquet, comme tu l’as sûrement déjà constaté. Si toutefois tu es un aveugle fefan de la société d’État et que tu la considères comme la quintessence du journalisme, t’es vraiment dû pour un reality check.

Tu trouveras ci-dessous une copie de ma plainte au Conseil de presse. C’est long, c’est pénible, mais c’est surtout très plate, parce que je me devais évidemment de rester sérieuse. Cela dit, elle démontre à quel point notre service public d’information excelle dans l’illogisme et brille par son éclatante méconnaissance de l’actualité des 15 dernières années.

J’ai même pas lu la réponse ubuesque de l’ombudsman au complet parce que je tiens à ma santé mentale. J’ai arrêté rendue à l’extrait où il m’accuse de croire en « des forces occultes ». Ça t’donne une idée. J’ai toujours pas compris s’il fait référence au démon, à un culte satanique ou au « puissant groupe de très haut-représentants officiels de l’État que certains appelaient le “Groupe du 7e étage” ou “Gouvernement de l’ombre” » mentionné à la page 56 du long rapport du FBI sur Hillary Clinton.

Consciente que le temps c’est de l’argent et sachant que tu seras mécontent de voir que tu payes des gros salaires à ces gens-là pour qu’ils te tiennent au courant de qui a fait quoi où quand comment et pourquoi – tâche à laquelle ils échouent lamentablement –  je te vends le punch pour que tu sauves 10 minutes de frustration intense.

Voici donc le meilleur moment de ma plainte au Conseil de presse concernant l’article de Gaétan Pouliot « Qui ne croit pas à la version officielle du 11 Septembre? » (Tu peux lire la longue réponse de l’ombudsman à la fin de… « l’article » de Gaétan sur le site de Rad-Can.)

L’ombudsman [écrit] :

« Elle ajoute à propos des auteurs de l’attentat, soit les 19 terroristes qui ont détourné quatre avions dont deux se sont incrustés dans les tours, que “l’histoire des 19 highjackers (…) les faits ne concordent pas avec cette théorie-là” ».

Il existe une quantité innombrable de faits démontrant que la version officielle ne concorde pas avec les faits, mais ceux-ci suffisent à le démontrer :

  • De présumés pirates ont été retrouvés vivants après les attaques; voir cet article de la BBC : Hijack ‘suspects’ alive and well.
  • En 2006, le porte-parole du FBI Rex Tomb a déclaré: « Le 11-Septembre ne figure pas sur la page d’Oussama ben Laden […] parce que le FBI n’a pas de preuves tangibles le liant au 11-Septembre. » Une vidéo d’un réseau de télé local américain corrobore le tout ici. Les archives du FBI sur Ben Laden ne comportent à ce jour aucune accusation liée au 11-Septembre.
  • Le vice-président Dick Cheney a admis en 2006 « Nous n’avons jamais démontré ou affirmé que Oussama ben Laden était d’une manière ou d’une autre directement impliqué dans le 11-Septembre. Il n’y a jamais eu de preuve disponible. (So we’ve never made the case, or argued the case that somehow Osama bin Laden [sic] was directly involved in 9/11. That evidence has never been forthcoming.) » Cette citation est disponible sur le site de la Maison-Blanche.

En l’absence de preuves et d’accusations formelles contre Oussama ben Laden, la version officielle ne devient qu’une théorie de conspiration, théorie que Radio-Canada continue de propager 15 ans plus tard, comme lors de cette émission en 2016 : Oussama ben Laden, l’homme derrière les attentats du 11 septembre 2001.

Malgré tout cela, c’est moi que l’on traite d’adepte des théories du complot. C’est le monde à l’envers. »

Il y en a d’autres bonnes de même, mais je crois que celle-là, c’est vraiment la cerise su’ l’sundae!

C’est elle, « la théorie du complot la plus tenace de notre époque », Gaétan le journaliste : « Oussama ben Laden, l’homme derrière les attentats du 11-Septembre. »

Et l’adepte de cette théorie, c’est pas moi.

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Radio-Canada: Des explosifs dans les tours? Impossible.

Mon argumentation repose toutefois en grande partie sur la preuve scientifique de Architects and Engineers for 9/11 Truth concernant l’effondrement de la tour 7 du WTC par démolition contrôlée (voir la vidéo Preuves explosives : Les experts se prononcent plus bas). Radio-Canada rejette catégoriquement cette preuve et nie la présence d’explosifs dans les tours. Des centaines de témoins, dont des pompiers et d’autres premiers intervenants, ont pourtant affirmé avoir entendu des explosions dans les tours, appuyant ainsi la preuve scientifique, comme tu peux le constater dans cette vidéo compilant des reportages des grands médias.

Voici quelques-uns des témoignages :

1:40 : Jack Kelley USA Today : « Il semblerait qu’au moment où deux avions ont frappé les édifices, que le FBI croit fort probable qu’il y avait une voiture ou un camion bourré d’explosifs sous les édifices, lesquels ont explosé en même temps et les ont fait tomber. »

2:10 : Pat Dawson, MSNBC « J’ai parlé au chef de la sécurité du Service des incendies de New York, il a reçu des informations concernant la présence possible d’un dispositif secondaire, c’est-à-dire [sic] l’explosion d’une autre bombe, une autre explosion a eu lieu et selon sa théorie, il croit que des dispositifs ont été placés dans les édifices. »

2:30 : on entend deux explosions

2:45 : un pompier : « Il y a une bombe dans l’édifice, commencez à évacuer les lieux. »

2:48: un survivant : « Ç’a fait baboom et il y a comme une bombe qui a explosé […] et ensuite il y a eu une autre explosion. »

3:15 : un survivant : « Ça sonnait comme des coups de feu bang! bang! bang! bang! bang! et soudainement, trois grosses explosions. »

3:35 : une journaliste de MSNBC : « Dès que je suis arrivée à l’extérieur, j’ai entendu une deuxième explosion. »

3:52 : une survivante : « Et lorsque nous sommes arrivés dans le lobby, il y a eu cette grosse explosion. »

3:58 : un pompier : « … il y a eu une puissante explosion. »

4:15 : un journaliste de CNN: « Des explosions secondaires ont été rapportées après les impacts des avions, et on se demande s’il n’y avait pas en réalité autre chose à la base des édifices qui aurait porté le coup de grâce et les aurait fait tomber. »

Le FBI, le chef de la sécurité du Service des incendies, des pompiers, des témoins, des survivants, en veux-tu des témoignages? En v’là.

Il est assez ironique de voir que Radio-Canada, qui ridiculise les preuves explosives, a mis en ligne une vidéo en 2016, dans laquelle un survivant de l’effondrement d’une des tours jumelles répond clairement à un journaliste qui lui demande ce qui s’est passé : « Ils les ont fait disparaître. Elles ont explosé. »

Oops.

Sur ce, bonne lecture!

Ma plainte originale à l’ombudsman est ici.

Pour une mise en contexte, lire La bullshit de Rad-Can.

PLAINTE AU CONSEIL DE PRESSE DU QUÉBEC

Wuxi, Jiangsu, Chine, 17 février 2017

Objet : Plainte relative à l’article de Gaétan Pouliot « Qui ne croit pas à la version officielle du 11 Septembre? »

Guy Amyot, Secrétaire général, Conseil de presse du Québec, 1000, rue Fullum, bureau A.208, Montréal (Québec), H2K 3L7

Monsieur,

Le 10 septembre dernier, Radio-Canada publiait un article au sujet du 11-Septembre, pour lequel le journaliste Gaétan Pouliot m’a interviewée : Qui ne croit pas à la version officielle du 11 Septembre? J’ai porté plainte à l’ombudsman pour plusieurs raisons, principalement pour manque de neutralité. On m’accuse dans l’article d’échafauder des théories du complot. On présente les deux autres intervenants qui défendent la version officielle comme des intellectuels fiables et me dénigre en m’associant aux « cercles conspirationnistes » et aux théories du complot, termes très péjoratifs discréditant d’emblée ma position.

J’ai reçu la révision finale de l’ombudsman le 6 décembre, soit quatre jours avant la date limite pour porter plainte au Conseil de presse. Le processus de plainte à Radio-Canada fut long et extrêmement frustrant. Quand j’ai pris connaissance de la révision et décidé de porter plainte au Conseil, j’étais en dehors des délais prescrits. J’ai contacté le Conseil en décembre pour savoir si je pouvais tout de même soumettre une plainte. Lorsque j’ai reçu la réponse, le 10 janvier dernier, m’expliquant qu’il était possible de porter plainte après le délai de prescription, j’étais au Myanmar pour un mois, sans ordinateur.

Je vous demande donc d’accepter ma plainte et de ne pas tenir compte du délai de prescription pour les raisons évoquées ci-dessus, mais surtout pour les deux raisons suivantes :

1) Depuis les attaques du 11-Septembre, il est impossible d’avoir un débat sain sur le sujet dans nos grands médias, lesquels manquent systématiquement de neutralité. Cette situation dure depuis trop longtemps et leur pratique consistant à qualifier de conspirationnistes tous ceux qui contestent la version officielle doit être réprimandée. Selon moi, le cas présent démontre parfaitement, preuves à l’appui, qu’en agissant ainsi, les médias contreviennent aux valeurs fondamentales du journalisme inscrites dans le Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, soit l’impartialité, l’équité, et « l’honnêteté qui leur impose de respecter scrupuleusement les faits ».

2) La révision de l’ombudsman manque encore plus de neutralité que l’article, elle est incohérente, malhonnête, elle nie des faits vérifiables et vérifiés, bref elle est indigne d’un service public d’information. Par ailleurs, il m’était impossible de rédiger une plainte au Conseil de presse en réfutant les arguments de l’ombudsman de manière solide, preuves à l’appui, tout en respectant le délai de prescription.

1. Ceux qu’on appelle les adeptes des théories du complot

Il n’y a qu’un point de vue accepté par les grands médias : la version officielle est incontestable. Pourtant, une partie importante de la population doute de la version officielle pour des raisons tout à fait valables et mérite le respect et la neutralité des médias. Un sondage effectué en 2011 par Canadian Press/Harris Decima a révélé que 42 % des Canadiens interrogés étaient d’avis que « des informations à propos du 11-Septembre étaient intentionnellement cachées » – un fait avéré –, ce pourcentage atteignant 49 % au Québec. Ce n’est pas pour rien que le sujet soulève tant les passions chaque fois que les médias traditionnels osent l’aborder, c’est précisément parce que la version officielle est hautement contestable, qu’elle est contestée par beaucoup de gens, surtout sur le plan scientifique, et que les médias la défendent invariablement à coups d’attaques ad hominem.

Si la presse québécoise était véritablement libre et neutre, il devrait être possible d’y contester la version officielle sans que l’on nous accole une étiquette. Or ce n’est pas le cas.

C’est essentiellement sur cette étiquette de « conspirationniste » et le manque flagrant de neutralité qu’elle implique que porte ma plainte à l’ombudsman et au Conseil de presse. Si cette démarche porte avant tout sur ma réputation, elle s’inscrit davantage dans un combat bien plus vaste contre la désinformation médiatique, lequel va bien au-delà de la défense de ma propre réputation.

2. La réponse de Radio-Canada

Le manque d’impartialité et de rigueur de la direction de Radio-Canada et de son ombudsman en réponse à ma plainte m’obligent à démontrer, preuves à l’appui, qu’ils ont tort de m’associer aux « cercles conspirationnistes ». Qu’entend-on par « cercles conspirationnistes » et qui en fait partie? Cela n’est jamais mentionné ni par le journaliste, ni par l’ombudsman.

Ce dernier a déclaré dans sa révision que son mandat « est de déterminer si les NPJ [Normes et pratiques journalistiques] de Radio-Canada ont été respectées, pas d’enquêter sur les événements du 11 septembre 2001 ».

Afin de vérifier si le journaliste a raison de m’associer aux théories de conspiration, l’ombudsman n’a qu’une chose à faire : il n’a pas à enquêter sur le 11-Septembre, ni à surfer sur des sites conspirationnistes, il n’a qu’à vérifier si ce que je dis est factuel, vérifiable et vérifié, ce que, de toute évidence, il ne fait pas. Il se contente d’affirmer que je suis une adepte des théories du complot sans aucune preuve tangible à l’appui et en établissant des liens fantaisistes entre mes arguments et « la thèse conspirationniste ».

La thèse à laquelle il fait référence demeure tout aussi énigmatique que les cercles qu’elle alimenterait, ce qui illustre sa connaissance très superficielle de la question. Il existe probablement des milliers de théories sur le 11-Septembre, incluant la théorie officielle d’Oussama ben Laden et ses 19 pirates de l’air. Je ne suis l’adepte d’aucune théorie et je m’en suis toujours tenue aux faits vérifiables et vérifiés. D’ailleurs, lors de la demande d’entrevue, j’ai clairement indiqué ma position sur le sujet au journaliste qui cherchait « quelqu’un qui croit que le gouvernement est derrière les attaques ». Je lui ai dit que je n’avais jamais dit ni écrit que le gouvernement était derrière les attaques, qu’il faudrait m’envoyer la citation s’il prétendait le contraire, ce que ni lui, ni son directeur, ni l’ombudsman n’ont fait. Ma position sur le sujet est la suivante, ai-je ajouté : les faits démontrent que la version officielle est fausse, et qu’il y a eu du camouflage de la part des autorités.

Tout ce que j’affirme est vérifiable et vérifié, et ne peut donc être qualifié de « thèse conspirationniste » comme vous pourrez le constater dans les paragraphes suivants. Je pourrais m’attarder à chaque aspect de la longue révision de l’ombudsman, mais je considère que cela n’est pas nécessaire pour prouver mes dires. Je m’en tiendrai donc à quelques extraits, dont voici le premier :

En ce qui concerne l’utilisation des expressions « théorie du complot » ou « thèse conspirationniste », Radio-Canada [Pierre Champoux] persiste et signe :

« En contestant « la version officielle », ce qui est évidemment votre droit, vous allez contre le courant officiel, voire dominant, et laissez entendre que le gouvernement américain nous cache des choses, que des médias comme la BBC savaient que la tour 7 du WTC s’effondrerait, etc. En tout respect, Mme Lévesque, cela relève de la « théorie du complot », que l’expression vous plaise ou non. »

[J]’ai examiné quelques-unes de ces « preuves » évoquées par Mme Lévesque, qui prennent souvent la forme de vidéos mises en ligne sur le web, et il m’apparaît tout à fait justifié d’affirmer qu’elles circulent dans « les cercles conspirationnistes » dont, en fait, elles proviennent et qu’elles alimentent.

J’ai envoyé une vidéo de la BBC où la journaliste dit sans équivoque que la tour 7 s’est effondrée alors qu’elle est visible derrière elle et une autre vidéo de CNN où l’annonceur dit, avant les faits, que « l’édifice s’est effondré ou est en train de s’effondrer ». Je ne fais que constater une évidence, je ne me lance pas dans des théories sur les raisons pour lesquelles cela a pu se produire.

Voici les deux extraits réunis dans une seule vidéo :

Contrairement à ce qu’affirme l’ombudsman, ces vidéos ne proviennent pas de « cercles conspirationnistes ». Elles sont clairement de la BBC et de CNN, personne ne peut le nier. Que les vidéos aient été republiées par des comptes YouTube particuliers n’enlève rien au fait qu’il s’agit bien de reportages de la BBC et de CNN. Ces reportages sont disponibles sur des milliers de comptes différents, mais cela ne change rien à leur provenance, ni au fait qu’ils annoncent l’effondrement de la tour avant les faits.

Comment l’ombudsman peut-il écrire dans sa révision qu’elles proviennent « des cercles conspirationnistes »? C’est faux.

En plus d’ignorer le contenu des vidéos et leur véritable origine, Guy Gendron et Pierre Champoux ignorent complètement les articles des grands médias américains que je cite dans ma plainte :

Un article du New York Post titrait le 17 avril 2016 : How US covered up Saudi role in 9/11 et parle des « 28 pages censurées ». Le New York Times écrivait pour sa part le 6 juillet dernier: Lawmakers to Press Again for Release of Pages Missing From 9/11 Report et parlait des « 28 pages secrètes » (sans passer pour complotiste, faut-il le souligner). Le Washington Post écrivait le 15 juillet : « Under the orders of then-President George W. Bush, 28 pages of the joint inquiry’s final 838-page report were classified. They sit under lock and key in a vault. » (Adam Taylor, The mystery surrounding 28 pages said to show links between 9/11 plotters and Saudi Arabia, Washington Post, 15 juillet 2016.)

La BBC annonce l’effondrement de la tour avant les faits, la vidéo le démontre. Les grands médias américains confirment que des pages du rapport ont été cachées, donc que le gouvernement américain nous cache des choses. Tout est démontré, vérifiable et vérifié, mais Pierre Champoux et Guy Gendron persistent à dire que ces faits sont des « théories du complot ».

L’ombudsman écrit ensuite :

« Après avoir écouté son entrevue, lu certains de ses articles sur le sujet et regardé certaines des « preuves » qu’elle avance sur la question, j’estime en effet justifié d’associer Mme Lévesque aux adeptes des théories du complot […] il m’apparaît indéniable que la plaignante défend l’idée que les attentats du 11 Septembre ne peuvent être expliqués et compris à partir de la version officielle, et qu’elle juge à tout le moins plausible l’hypothèse voulant qu’ils seraient le résultat d’une action orchestrée par des forces occultes haut placées. »

S’il lui « apparaît indéniable » que je suis « une adepte des théories du complot », cela devrait être facile à démontrer par des extraits de mes articles qu’il affirme avoir lus. Pourquoi l’ombudsman ne me cite-t-il pas textuellement?

Il est vrai que je considère que la version officielle est fausse – et je vous démontrerai pourquoi elle l’est –, donc forcément, je considère que les véritables responsables des attentats demeurent inconnus à ce jour. Toutefois l’ombudsman prétend que je « juge à tout le moins plausible l’hypothèse voulant qu’ils seraient le résultat d’une action orchestrée par des forces occultes haut placées ». Or, je me suis toujours fait un devoir de ne pas émettre d’hypothèse sur les véritables auteurs et je vous laisse juger la façon dont procède Guy Gendron pour me faire prétendre un telle chose.

M. Gendron cite trois de mes affirmations pour « prouver » ma croyance que des « forces occultes haut placées » auraient orchestré les attaques. Vous remarquerez que mes affirmations ne comportent aucune accusation contre quelque « force occulte » que ce soit et que chacune d’elles s’appuie sur des faits.

Il écrit :

  1. Elle déclare à Gaétan Pouliot : « C’est fort probable qu’il y avait des éléments à l’intérieur de l’appareil, soit l’appareil gouvernemental, soit les services de renseignement, ça se peut qu’il y avait des gens qui étaient au courant qu’il allait y avoir les attaques. »

D’abord, l’ombudsman n’est-il pas au courant que « être au courant » et « orchestrer » ne sont pas des synonymes? Ensuite, plusieurs personnes, dont des haut gradés du Pentagone, ont été prévenues des attaques ou incitées à ne pas prendre l’avion pour des raisons de sécurité. Le secrétaire à la Défense de l’époque, Donald Rumsfeld, a prévenu qu’il y aurait « un autre événement » quelques minutes avant l’attaque contre le Pentagone. Il est donc tout à fait justifié de prétendre qu’il est possible que certaines personnes haut placées étaient au courant qu’il y aurait des attaques. Ces informations sont disponibles dans les grands médias. Par exemple :

  • Newsweek a rapporté que « le 10 septembre 2001, un groupe de haut gradés du Pentagone a soudainement annulé ses voyages en avion, apparemment pour des raisons de sécurité. »
  • Le correspondant de NBC au Pentagone (extrait d’une émission de MSNBC à 1:14:00), Jim Miklaszewski, a été prévenu de l’attaque du Pentagone par un officier du Renseignement qui lui a dit de se tenir loin du Pentagone car ils étaient « les prochains sur la liste ».
  • The Associated Press a publié un article le 11 septembre 2001 intitulé : Pentagon attack came minutes after Rumsfeld predicted: ‘There will be another event’ et dans lequel on peut lire : « Le représentant républicain de la Californie, Christopher Cox, […] a dit que M. Rumsfeld venait de prédire que les États-Unis feraient face à un autre attentat terroriste […] “’Il y aura un autre événement’, a dit Rumsfeld, et il a répété ses propos pour en souligner l’importance, a déclaré Cox. “Seulement quelques minutes après qu’il eut prononcé ces paroles, elles se sont avérées tragiquement prophétiques.” »

L’ombudsman poursuit :

  1. Elle ajoute à propos des auteurs de l’attentat, soit les 19 terroristes qui ont détourné quatre avions dont deux se sont incrustés dans les tours, que «l’histoire des 19 highjackers (…) les faits ne concordent pas avec cette théorie-là».

Il existe une quantité innombrable de faits démontrant que la version officielle ne concorde pas avec les faits, mais ceux-ci suffisent à le démontrer :

    • De présumés pirates ont été retrouvés vivants après les attaques; voir cet article de la BBC : Hijack ‘suspects’ alive and well.
    • En 2006, le porte-parole du FBI Rex Tomb a déclaré: « Le 11-Septembre ne figure pas sur la page d’Oussama ben Laden […] parce que le FBI n’a pas de preuves tangibles le liant au 11-Septembre. » Une vidéo d’un réseau de télé local américain corrobore le tout ici.
  • Les archives du FBI sur Ben Laden ne comportent à ce jour aucune accusation liée au 11-Septembre et le vice-président Dick Cheney a admis en 2006 « Nous n’avons jamais démontré ou affirmé que Oussama ben Laden était d’une manière ou d’une autre directement impliqué dans le 11-Septembre. Il n’y a jamais eu de preuve disponible. (So we’ve never made the case, or argued the case that somehow Osama bin Laden [sic] was directly involved in 9/11. That evidence has never been forthcoming.) » Cette citation est disponible sur le site de la Maison-Blanche.

En l’absence de preuves et d’accusations formelles contre Oussama ben Laden, la version officielle ne devient qu’une théorie de conspiration, théorie que Radio-Canada continue de propager 15 ans plus tard*, comme lors de cette émission en 2016 : Oussama ben Laden, l’homme derrière les attentats du 11 septembre 2001.

Malgré tout cela, c’est moi que l’on traite d’adepte des théories du complot. C’est le monde à l’envers.

L’ombudsman écrit ensuite :

  1. Parlant du groupe Ingénieurs et architectes pour la vérité sur le 11 Septembre, elle affirme : « Je suis convaincue à 100 % qu’ils ont raison. » Or, ce groupe prétend que la troisième tour à s’être effondrée ce jour-là (à 17 h 21), soit la tour numéro 7, ne s’est pas écroulée parce qu’elle avait été rongée par un incendie pendant 7 heures ou que sa base avait été affaiblie par l’écrasement des deux immenses tours voisines, mais qu’elle a plutôt été l’objet d’une démolition contrôlée, et donc que des explosifs y ont été placés à des endroits stratégiques sous le nez des autorités ou par elles.

Où et quand AE911Truth a prétendu que « que des explosifs y ont été placés à des endroits stratégiques sous le nez des autorités ou par elles »? AE911Truth s’en est toujours tenu strictement à démontrer de manière scientifique que les tours ont été démolies par démolition contrôlée et n’a jamais accusé qui que ce soit. J’ai vu les présentations de Richard Gage à maintes reprises, j’ai même collaboré avec lui, et je peux vous assurer qu’il n’a jamais accusé les autorités d’avoir orchestré la démolition contrôlée de la tour 7. Certes, AE911Truth affirme et démontre hors de tout doute raisonnable que des explosifs ont été placés dans la tour, mais le groupe n’a jamais accusé qui que ce soit. Vous pourrez le constater par vous-même dans leur vidéo d’une heure. La démonstration de AE911Truth est solide comme le roc, purement scientifique, ne fait pas d’hypothèses sur les présumés auteurs de la démolition, mais le plus important est qu’elle respecte les lois de la physique, contrairement à la version officielle, établie par le National Institute of Standards and Technology (NIST). Les édifices ne s’écroulent pas en chute libre, dans leur propre empreinte, en raison de feux de bureau. Prétendre qu’ils le font, comme le fait l’ombudsman, défie les plus simples lois de la physique, comme la gravité. Cela est très bien expliqué dans la démonstration de AE911Truth.

Peter Michael Ketcham, employé du NIST de 1997 à 2011 (qui n’a pas contribué aux rapports sur le WTC), a par ailleurs récemment publié une lettre à la rédaction du magazine Europhysics News, dans laquelle il affirme que le NIST en était arrivé à une conclusion prédéterminée en ignorant, en écartant et en niant les preuves ». Il invite le NIST à « se dénoncer lui-même avant que l’existence du fossé qui sépare ses rapports sur le WTC et le raisonnement logique ne soit trop connu ».

Guy Gendron écrit ensuite :

  1. La thèse conspirationniste veut que l’édifice devait être démoli de manière à détruire les « plans du 11 Septembre » qui s’y trouvaient : le bâtiment, l’un des plus sécurisés de la ville, abritait la principale antenne new-yorkaise de la CIA, des bureaux du ministère américain de la Défense et des Services secrets, de même que le centre de coordination des mesures d’urgence du maire.

De quelle thèse parle-t-on ici? C’est la première fois que j’entends parler de cette thèse voulant que « l’édifice devait être démoli de manière à détruire les “plans du 11 Septembre” qui s’y trouvaient ». Où l’ombudsman est-il allé pêché cette thèse? Il est complètement ridicule de croire qu’il existait des « plans du 11-Septembre » et que ceux-ci se trouvaient dans une des tours. Je n’ai jamais lu ni entendu, encore moins prétendu une telle chose.

L’ombudsman tente pourtant de m’associer à cette idée farfelue en disant par la suite :

Interrogée par Gaétan Pouliot sur les raisons d’une démolition orchestrée des trois tours par explosifs, Mme Lévesque répond : « Il faut voir ce qu’il y avait dans ces tours-là. »

L’ombudsman interprète tout à fait librement « il faut voir ce qu’il y avait dans ces tours-là » et insinue que je fais référence aux « plans du 11-Septembre ». Ma réponse est pourtant claire : pour savoir pourquoi on a voulu détruire les tours, il faut regarder ce qu’il y avait dedans, autrement dit, il faut enquêter. J’ignore la raison pour laquelle l’édifice a été démoli, seule une enquête indépendante pourrait le démontrer.

Je n’ai jamais rien affirmé d’autre que : la version officielle ne concorde pas avec les faits et la meilleure preuve est scientifique et démontre que le WTC 7 a été démoli par démolition contrôlée. Les autorités américaines ont fait du camouflage et, pour savoir qui a réellement commis les attaques et pourquoi, nous avons besoin d’une enquête indépendante. Il n’y a aucune théorie du complot dans ce que j’affirme.

Il est inacceptable que la haute direction de Radio-Canada nie la réalité et traite les citoyens avec une telle désinvolture et si peu de sérieux. La révision de l’ombudsman est malhonnête, absurde et elle ignore les faits.

De toute évidence, le rôle de l’ombudsman est de défendre les journalistes et la direction de Radio-Canada et non pas « d’évaluer si les dispositions des Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada sont respectées ». Il est clair qu’elles ne le sont pas, puisque l’article de Gaétan Pouliot manque sérieusement d’impartialité et d’exactitude, ce que nie catégoriquement l’ombudsman en admettant du même souffle « qu’il y a une part de subjectivité dans le choix des étiquettes ». Le Larousse définit ainsi le terme subjectif : « Qui fait une part exagérée aux opinions personnelles ; partial. » Il y a là une contradiction notoire : on ne peut pas être à la fois partial et impartial.

Je demande donc

1) que l’on reconnaisse que cet article porte atteinte à ma réputation;

2) un droit de réponse à cet article ou son retrait.

Je vous soumets en annexe ma plainte originale à l’ombudsman et sa révision.

Cordialement,

Julie Lévesque

* Dans la plainte originale c’est écrit “16 ans plus tard”, alors que ça fait évidemment 15 ans et non 16.

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8 réflexions sur “11-Septembre : Radio-Canada et « la théorie du complot la plus tenace de notre époque »

    • Euh… T’es sérieux Yannick? Attendre d’en savoir plus? Ça fait 15 ans qu’il y aurait dû y avoir une enquête criminelle et tu penses qu’il faut attendre d’en savoir plus? Je n’argumenterai pas sur le caractère frauduleux de la thèse du NIST, je ne suis pas scientifique, et d’autres l’ont fait avec brio et tu devrais les lire et les écouter. Des documents classifiés… Voyons donc. C’est l’excuse classique de l’ordre établi: crois-moi sur parole, j’peux pas te montrer la preuve de ce que je te dis parce que… parce que ça remet en question la loi de la gravité?! J’apprécie ta politesse, mais ton commentaire est une insulte à mon intelligence.

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      • Mon commentaire s’adresse autant à ceux qui sont convaincus par la thèse du NIST qu’à ceux qui sont convaincus par la thèse de la démolition contrôlée.
        Il me semble qu’il est trop tôt pour avoir des certitudes, ça n’empêche pas de militer pour une enquête approfondie afin qu’on ait les réponses à nos questions.

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      • Trop tôt? Voyons donc! C’est arrivé il y a 15 ans !!! Il faut attendre quoi? Le retour du Christ? C’est ridicule. Honnêtement je crois que tu ne connais vraiment pas bien le sujet pour affirmer qu’il faut attendre. Le rapport du NIST est frauduleux, c’est évident si tu prends le temps d’étudier la chose avec impartialité. Regarde ce porte-parole du NIST nier la présence d’acier en fusion dans les ruines des tours et dire qu’il n’y a aucun témoin qui a parlé de ça, qu’il était sur les lieux et n’en a jamais vu. Écoute ensuite les témoignages de pompiers, d’autres premiers intervenants et de ceux qui ont nettoyé la scène du crime. Ils sont nombreux à dire qu’il y avait de l’acier en fusion partout ET leurs témoignages sont dans les médias dominants. Si le NIST nie la présence d’acier en fusion et ces multiples témoignages, c’est évident que leur rapport ne vaut rien. Maintenant la question à 2000$ : pourquoi ils nient cette preuve irréfutable?

        En plus de ça, ils ont admis ne pas avoir cherché d’explosifs dans les débris. Leur conclusion est pourtant : « Nous n’avons pas trouvé de traces d’explosifs. » Ils n’en ont même pas cherché! Voyons donc! C’est absurde! Je pourrais continuer pendant des heures, mais je te suggère de regarder les vidéos de AE911Truth, ils démolissent le rapport du NIST, preuves à l’appui. Si tu n’es pas convaincu après avoir regardé leur vidéo d’une heure « Les experts se prononcent », ben c’est tout simplement parce que tu ne veux pas croire ce que tes yeux voient ni ce que tes oreilles entendent.

        J’voudrais pas être ta blonde. Lol.

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  1. Tu te fatigues pour rien :
    1 – parce que je sais déjà tout ça.
    2 – parce que ce n’est pas à nous de démontrer qu’il y a eu démolition contrôlée, c’est à ceux qui défendent la thèse du NIST d’apporter des preuves.
    Ça veut dire qu’il suffit de leur demander de présenter des preuves de leur thèse, vu qu’ils ne veulent pas croire à celle que tu défends.

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    • Vraiment? Tu sais tout ça? « Il suffit de leur demander de présenter des preuves »? Désolée Yannick, mais de toute évidence tu ne sais pas de quoi tu parles parce que la demande de publier le modèle informatique qu’ils ont utilisé pour « prouver » leur théorie a été faite en 2010 et le NIST a refusé en affirmant que cela « mettrait en péril la sécurité du public ». C’est complètement absurde, puisque les ingénieurs doivent savoir pourquoi et comment un tel édifice a pu s’effondrer en raison du feu pour éviter que cela se reproduise.

      www1.ae911truth.org/documents/WebCongressionalLetterFEA.doc

      However, NIST refuses to provide crucial information on which it based its conclusions, without which architects and engineers are unable to study properly the progressive collapse mechanism NIST says happened in WTC 7. The following quotation is from NIST’s response to the structural engineer:
      “Section 7(d) of the National Construction Safety Team (NCST) Act exempts from disclosure ’information received by NIST in the course of investigations regarding building failures if the Director finds that the disclosure of the information might jeopardize public safety.’ Indeed, the NIST Director has determined that the release of 3,370 files from the ANSYS analysis results, based on Case B temperatures might jeopardize public safety, and therefore, these files have been withheld.
      The decision to withhold the data was based on the fact that the capabilities of the WTC 7 collapse initiation and global collapse models are unprecedented, in that they provide validated models that can predict collapse of typical tall buildings. If released, these models would provide a powerful tool to groups and individuals interested in simulating building collapses and devising ways to destroy buildings.”
      Source: Michael E. Newman, NIST Senior Communications Officer, letter to RB, Structural Engineer in California, June 24, 2010.

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      • Il suffit de continuer à leur demander de démontrer leur thèse, il n’y a pas besoin de défendre la thèse de la démolition contrôlée. Les défenseurs de la thèse du NIST se discréditent en étant incapables de nous donner de bonnes raisons d’y croire.

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  2. Pingback: Ben Laden n’a jamais revendiqué les attentats du 11-Septembre et n’a jamais été accusé de les avoir commis, mais Radio-Canada n’est pas au courant | La Plainte

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