Hommage à la colère (québécoise) et à l’authenticité

La colère est nécessaire; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le cœur; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat. – Aristote

La sagesse ne crie-t-elle pas? L’intelligence n’élève-t-elle pas sa voix? – Proverbes 8:1

On est des gouvernements d’arriérés pis des économistes d’arriérés qui valent pas mon cul pis encore c’est insulter mon cul! – Michel Chartrand sur la croissance économique

Ils nous fourrent avec notre argent! – Pierre Falardeau sur le scandale des commandites

JE SUIS EN TAJe me rappellerai toujours le moment où, un jour quelconque au début des années 1980, mon père arriva avec une grosse valise beige, qu’il déposa tout souriant sur le plancher de la cuisine.

De la visite ?! On n’a jamais de visite. On n’en aura pas plus ce jour-là.

Dans la valise, un vidéo. Mon père a loué un vidéo. Wow.

C’est l’époque de toutes les guerres : la guerre froide, la guerre Canadiens-Nordiques, La guerre des tuques, La guerre des étoiles et la guerre des formats, selon lesquels les ados évaluent leur rang dans l’échelle sociale. Lorsque les jeunes détenteurs de VHS se prétendent supérieurs aux détenteurs de Beta, je ferme ma gueule puisque j’occupe la position peu enviable de même pas dans l’échelle avec pas de vidéo pantoute.

Ce jour-là, nous sommes momentanément propulsés une coche au-dessus des minables détenteurs de Beta. Dans la valise, un VHS avec deux films : Le gang des BMX, que mes frères se taperont 7 fois en deux jours – c’est même pas une joke — et qui contribuera à faire d’eux des cyclistes aguerris, et Slap Shot, qui fera de moi une fan encore plus finie de hockey, mais surtout une amoureuse inconditionnelle de l’authenticité et de sa langue populaire mal aimée.

Pour la première fois de ma vie, j’écouterais, exaltée, un film traduit en québécois, un film où ça parle comme nous autres. Un film où un simple « Salut! Tu connais tu Toe Blake? » me réchaufferait le cœur avec ses deux « tu », un film où les « putain » et les « salop » brilleraient par leur absence, laissant tout honneur et toute gloire aux « tabarnac » et aux « osti d’chien sale ». D’ailleurs, sait-on quelle autorité morale a décidé qu’évoquer une femme aux mœurs légères – ou une femme victime des dommages collatéraux du capitalisme, c’est selon – était plus acceptable pour exprimer son courroux qu’une boîte pleine de pain sans levain qui colle à tous les palais, même les plus fins? Cela demeure pour moi un mystère aussi grand que celui de la foi.

Parlant de foi, cela m’amène à celle, inébranlable, de notre glorieuse Inquisition médiatique en la théorie de conspiration officielle du 11-Septembre.

Il est crissement grand le mystère de la foi

Alain Gravel a écrit un court et merdique texte sur le mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre en 2010. Alain étalait dès le début son ignorance du sujet en nous parlant, comme le feraient Gaétan le journaliste et Guy l’ombudsman en 2016, de « LA théorie du complot », comme s’il n’y en avait qu’une, alors qu’il y a plein, incluant la théorie officielle et son mythe de la caverne.

Le problème avec cette prémisse ayant infecté tout l’appareil médiatique est que les ténors du mouvement pour la vérité ne sombrent pas dans les ténébreux abîmes des théories du complot comme le font les médias dominants, mais démontrent plutôt, à l’aide d’une montagne de preuves tangibles et de faits vérifiables, que la version officielle est fausse, que le gouvernement américain a menti, a fait du camouflage et demandent une enquête pour trouver les vrais coupables.

Tout cela, trop complexe pour le simple journaliste mainstream qui se crosse en lisant le New York Times, devient « les ceuzes qui panse que le gournement amaricains a faite le 11 sectembe ».

Le pauvre Alain, complètement clueless, faisait son smatte en 2010 en écrivant que les truthers étaient en quelque sorte « engagés dans une croisade religieuse » et que les questionnements sur le 11-Septembre étaient une « question de croyance », d’« acte de foi ».

Seigneur, prend pitié de nous.

En réalité, c’est l’Inquisition médiatique qui fait acte de foi en croyant et en propageant un récit miraculeux défiant l’entendement et les lois de la physique, à tel point qu’il rappelle la Marche sur les eaux. Ce sont les prosélytes comme Alain Gravel, qui croient religieusement à la version officielle et ne changent pas leur opinion, malgré l’ampleur colossale de la preuve démontrant qu’ils ont tort. Et cette attitude de la clique journalistique, en plus d’être inacceptable, est dangereuse, car elle tue.

La vérité sur le 11-Septembre, on la connait en partie. Si l’on ignore toujours qui sont les véritables auteurs des attentats, on sait que la théorie de conspiration officielle – Ben Laden, ses 19 hijackers – est l’un des plus gros mensonges de l’histoire.

Cela a été mis en évidence par un véritable travail journalistique et scientifique, fait dans les règles de l’art, et mon but n’est pas de refaire ce travail ici. Voici deux excellents documentaires en français qui suffisent à prouver que la version officielle n’est rien d’autre que le baiser d’un Judas qui se tapit toujours dans l’ombre et nous baise d’aplomb depuis 15 ans déjà.

Le but du présent exercice étant de démontrer que ceux qui m’accusent de délirer et d’être une adepte des théories du complot font de la projection solide, je ne citerai qu’un exemple criant:

  • Oussama ben Laden a été accusé dans les minutes qui ont suivi les attaques. Le 14 octobre 2001, le Guardian publiait l’article Bush refuse l’offre des talibans de livrer Ben Laden où l’on peut lire cette citation de George W. Bush : « Il est inutile de discuter d’innocence ou de culpabilité. Nous savons qu’il [Ben Laden] est coupable. » Le 23 septembre 2001, le secrétaire d’État Collin Powell disait en entrevue qu’ils « “montreraient au monde entier, au peuple américain, un dossier convaincant” démontrant que Ben Laden était responsable des attaques ». (Le même genre de dossier convaincant que celui de l’Irak? Ben non. Pire encore. Check ça : )
  • Oussama ben Laden n’a jamais été accusé des attentats du 11-Septembre : le FBI a admis en 2006 qu’il ne possédait pas suffisamment de preuves, ce qu’a confirmé le vice-président de l’époque, Dick Cheney dans une entrevue avec Tony Snow : « Il n’y a jamais eu de preuve disponible. » Mais le plus incroyable c’est qu’il ajoute : « Nous n’avons jamais démontré ou affirmé que Oussama ben Laden était d’une manière ou d’une autre directement impliqué dans le 11-Septembre. » (HEIN??? Ici, relis le point un et essaye de ne pas dire « tabarnac ».)

Et que nous dit Radio-Canada 10 ans après ces aveux non négligeables?

aujourdhui-la-theorie-de-conspiration

Ça fait que… c’est qui qui tripe sué théories du complot?

« La pompe à marde en action »

Désolée, mais un moment donné il faut appeler un chat un chat et comme disait Chartrand « faut savouère les vraies affaires où c’qui sont esti » : Radio-Canada fait une job de marde sur le 11-Septembre. Avec notre argent. Et me faire fourrer avec mon argent ça me met en tabarnac.

Et on me dit de rester calme, de change de ton, de ne pas écrire comme ça, que j’enlève de la crédibilité au mouvement. Ah vraiment? Michel Chartrand a-t-il enlevé de la crédibilité au mouvement ouvrier avec son caractère bouillonnant et ses sacres abondants? Je ne crois pas. D’ailleurs je parle en mon nom et ne représente que moi-même.

Je n’écrirai pas que je suis « en colère » parce que je suis Québécoise. C’est quand la dernière fois que t’as entendu un Québécois dire « Oh! J’étais tellement en colère! » Voyons donc! Personne dit ça « Je suis en colère! » Au Québec on est en crisse ou en tabarnac. On peut tu le dire? On peut tu l’écrire? Puis-je svp, employer ma langue pour m’exprimer? La colère ne s’exprime pas avec des mots mielleux et l’impuissance que me confère mon statut social ne me laisse que cela, la colère et les mots, pour me battre contre l’establishment.

Afin de m’exprimer de manière authentique, des élans colériques et des éclats parcimonieux de vulgarité sont parfois nécessaires. Ceci n’est pas un article journalistique, ni une lettre au Devoir. Ce que j’écris sur ce blogue est une histoire, mon histoire, et je me fais le devoir, dans cette lutte contre le faux, le fake et le mensonge d’être authentique, d’être vraie.

Et honnêtement, qu’est-ce qui choque le plus?

Ça,

tabarnac

un mot écrit en majuscules ou ça,

du_babies

des enfants de Fallujah déformés par les bombes américaines à l’uranium appauvri et des taux de cancer et de malformations congénitales supérieurs à ceux d’Hisroshima, tout ça parce qu’on a réussi à lier Saddam Hussein au 11-Septembre? (Metal Contamination and the Epidemic of Congenital Birth Defects in Iraqi Cities)

Est-ce plus choquant qu’une fille inoffensive assume son insolence et son irrévérence envers l’élite, qu’elle écrive un « tabarnac » bien placé ici et là ou que des p’tits carriéristes persistent à faire une job de marde et à perpétuer des mensonges dont les conséquences sont dévastatrices et meurtrières?

J’ai peut-être la langue sale, mais j’ai les mains propres et je mourrai l’esprit tranquille.

Toutes les guerres du 21e siècle au Moyen-Orient sont nées le 11-Septembre. La guerre au terrorisme est née le 11-Septembre et elle ne mourra qu’avec la vérité sur le 11-Septembre. À qui la faute si cette guerre continue encore aujourd’hui? Je reprendrai les paroles de Falardeau « c’est la faute des élites, pis des intellectuels […], pis des journalistes pleins de marde. »

En cherchant des entrevues de Chartrand je suis tombée sur cet extrait de MC Gilles (Dave kek chose de son vrai nom) qui dit s’ennuyer de lui : « J’aime les gens vrais, authentiques, sans cassette, on n’en a pu à mon avis aujourd’hui. Il y avait Pierre Falardeau qui était comme ça […] et y avait surtout Michel Chartrand […] Et ça, ça existe pu aujourd’hui en télé des gens qui sont vrais, qui disent ce qu’y pensent. »

Tu sais pourquoi ça n’existe plus des gens vrais et authentiques en télé Dave kek chose? Parce que la télé n’en veut plus de ces gens-là, parce qu’elle est fake. Fake, fake, fake. La télé, c’est la Bible de l’élite, c’est le royaume des illusions avec ses saintes écritures, ses faux prophètes et leurs axes du mal, et elle n’aime pas les « hérétiques ». La télé, c’est le Saint-Siège des puissants, qui, pour le conserver, n’ont d’autre choix que de mentir et garder le monde dans l’ignorance. C’est pour ça qu’on n’y voit pas de gens vrais et authentiques et c’est pour ça qu’elle continue de « pomper de la marde sur le 11-Septembre ».

Quand les p’tits frais-chiés des grands médias nous parlent du 11-Septembre, on peut admirer « la pompe à marde en action », promouvant le mensonge ultime sur lequel sont fondées les guerres de notre temps, et ça, c’est sacrément plus grossier et choquant qu’une fille du peuple qui exprime sa colère contre la machine de guerre dans une langue populaire.

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